Les 10 meilleures excuses pour ne pas suivre un cours d'avalanche


Von Haas an 8 September 2016 · 0

Le ski hors-piste est en pleine croissance. Lors de chute de neige, cela se voit dans n’importe quelles stations. Dés le premier instant où l'on fait sa trace dans une neige vierge nous n'avons alors qu’une seule envie, recommencer. Mais, après avoir rencontré et parlé à de nombreuses personnes en montagne, je pense que la majorité d’entre vous n’ont encore jamais pris de cours d’avalanche. Sachant que, pour savoir prendre les bonnes décisions, il est tout de même préférable (et plus sur) d’avoir de bonnes connaissances. M’enfin, pourquoi prendre un cours? Après tout, il ne vous est jamais rien arrivé. Voici donc les 10 meilleures excuses pour ne pas suivre de cours d’avalanche:

1. Mes amis sont des connaisseurs

J’ai déjà entendu cela tellement souvent. Mais ne comptez pas sur la prise de décision des experts autoproclamés. Le fait qu'ils ont plus de connaissances que vous-même ne signifie pas forcément qu'ils en ont beaucoup et qu’ils prennent toujours les bonnes décisions.

2. Le risque de se faire prendre par une avalanche est tellement minime

Environ une centaine de personnes meurent à cause des avalanches chaque saison dans les Alpes. La chance est assez petite de faire partie de ce groupe. Mais les chances de gagner à la loterie sont encore plus petites. Le psychisme d'un être humain est quelque chose d'étrange. Le faible risque d'avalanche est considéré comme dénué de sens alors que la petite chance de gagner à la loterie est suffisante pour bon nombre de personnes achètent des tickets.

3. J’ai un RECCO sur moi!

Un grand classique. Recco réussit merveilleusement bien à prendre position sur le marché de la sécurité en avalanche. La plaque réfléchissant est dorénavant sur de nombreux vêtements de ski. Mais ... Recco n’est pas plus qu’une plaque réfléchissante qui reflète un signal provenant des services de secours. Certes, celui-ci fonctionne bien, mais le seul problème étant que généralement les secours ne sont sur place, ils prennent toujours un peu de temps avant d’arriver. Et ce temps est extrêmement précieux lorsque quelqu’un est enfouit sous la neige. À mon avis, Recco est l'outil parfait pour la localisation d'un cadavre. Il ne devrait jamais être un substitut à un ARVA, pelle et sonde.

4. Je ne sors jamais lorsqu’il y a un risque d'avalanche

C'est un bon début, sauf que le risque 0 avalanche n'existe tout simplement pas. L'échelle du risque d'avalanche va de 1 (faible) à 5 (extrême). Un bon nombre de victimes se sont pourtant retrouvé enseveli par risque 2 ou 3. Un secouriste en montagne m’a dit un jour: «Il est possible de mourir tous les jours dans les montagnes ». Avec de bonnes connaissances et l'adaptation de vos actions face aux conditions sur le terrain, vous réduisez les chances de vous faire prendre par une avalanche.

(C) wepowder safety academy
(C) wepowder safety academy

5. Je porte un ARVA

C'est une excellente première étape. Ne pas oublier de porter une pelle et une sonde également, en cas d’accident il vous faudra localiser la victime et creuser pour la sortir. Cette trinité est indispensable lors de sortie en hors-piste mais il faut également savoir s’en servir et cela s'apprend aussi dans un cours d'avalanche.

6. Je reste proche des remontées mécaniques

Le fait que vous restez à proximité de la station ne garantit pas que vous êtes en sécurité. Une fois que vous quittez les pistes balisées vous vous exposez à des dangers alpins et vous êtes responsable de votre propre sécurité. Le personnel de la station ne contrôle que les pistes balisées (pistes de ski). De nombreux accidents se produisent dans les Alpes à proximité des remontées mécaniques et des pistes.

7. Je n'ai jamais vu d’avalanche sur cette pente

Vous partez quoi? Une, voir, deux semaines par saison dans les Alpes. Le fait que vous n’ayez jamais vu d’avalanche à un endroit précis durant plusieurs années ne veut absolument rien dire. Même certaines personnes âgées des vallées alpines sont parfois surpris par les avalanches qui descendent dans des endroits où ils n’en avaient jamais vu en cinquante ans.

8. Il ne m’est jamais rien arrivé

Bien, parfait, j’espère que ça continuera. Des films comme celui ci-dessous n’aident pas vraiment, ils donnent l’impression que de sortir d'une avalanche est simple. Eh bien, je peux vous assurer qu'il en est quelque chose de totalement différent. Une fois dans une avalanche vous perdez tout contrôle, il est très difficile d’arriver à bouger et à s‘en sortir.

9. Je ne fais que des sorties entre les arbres

Il est vrai que les arbres sont un bon moyen de skier lors de mauvais temps ou lorsqu’il y a beaucoup de vent. Mais attention car ils donnent un faux sentiment de sécurité. Les accidents arrivent également en forêt, notamment lorsque la pente est supérieure à 30° ou que les arbres sont espacés. De plus, lorsqu’une avalanche se déclenche cela laisse peu de chance et vous risquez de vous retrouver coincé contre un arbre. De toute évidence, les arbres ne garantissent pas que vous êtes à l'abri des avalanches.

10. La pente est déjà tracée

Ceci est un autre classique. Et bien, détrompez-vous, les pentes qui ont déjà été tracées ne sont pas une garantie de sécurité. Parfois une surcharge de plus suffit à faire partir toute la pente.


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