Du Freerando au ski de rando: Quel matos ? Pour qui?


Par Sandra sur 1 décembre 2015 · 0

Nous sommes tous pareils… Les pentes trop vite tracées, au bout d’un moment, ça nous soûle. Tout comme nous, souvent, vous avez envie de skier de la poudreuse quelques journées après les dernières chutes. Ces pentes au milieu de la station sont bien trop vite traffolées, il faut donc souvent marcher. Mais bon, ces allumettes avec ces petites fixes (est-ce vraiment costaud ???) ne donnent pas vraiment envie. Notre but est quand même de nous amuser à la descente. Voici donc nos petits tuyaux matos, afin de monter juste quelques mètres au-dessus de la station, ou bien faire de vraies randonnées. Quel matos ? Pour qui ?

Juste au-dessus de la station.

Toutes les pentes que l’on atteint par les remontées sont souvent très rapidement tracées. Et comme nous le savons la plupart des skieurs sont des fainéants, alors que bien souvent, il suffit simplement de monter quelques mètres pour trouver de la poudreuse à gogo. Lorsque ce n’est pas trop long, il est bien évidemment possible de monter avec les skis sur le dos, et des chaussures alpines classiques. Il n’y a aucun de souci, notamment si la neige est douce. Par contre c’est toute une autre histoire lorsque la neige est dure ou la montée est légèrement technique : dans ces cas, mieux vaut bien réfléchir à votre matos. Des chaussures alpines classiques vont glisser et ça peut très vite devenir dangereux. Des chaussures plus ‘freeride’ avec des semelles en caoutchouc, ou mieux encore, de vraies Vibram, aggrippent bien mieux la neige.

Un poil plus loin

Si vous souhaitez monter un poil plus haut, en restant tout de même dans la station, pensez à monter des fixations à plaques sur vos skis. Ça se chausse tout autant facilement que des fixes alpines, on skie bien avec et c’est costaud. Voici quelques modèles : les Salomon Guardian, Diamir Freeride, Marker Tour, Marker Duke sont idéales pour de petites montées avec quelques conversions, genre 200-300 mètres au-dessus de la station. Bien sûr, nous avons déjà tous vu des frimeurs, qui font 1500 mètres avec ce genre de matos, mais ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus agréable. Par contre pour 200-300 mètres, il est bien possible de monter avec des skis lourds et vraiment orientés descente. Ces skis peuvent faire 100 mm au patin sans aucun souci, voir même plus. Par contre, il faut quand même le dire, ce sera toujours plus agréable de monter en rando avec des skis à cambre classique ou à cambre plat. Pour de petites randos comme celles-ci, un bon rocker passe aussi : ainsi, vous aurez des skis pour la station et pour les petites montées.
De très bonnes peaux en Nylon sont idéales, parce que les peaux de ‘compète’ en mohair glissent trop avec ces gros skis larges. Si vous pensez monter sur des faces Sud avec de la neige dure, n’hésitez pas à vous équiper de crampons parce que les gros skis lourds ne sont pas le top, dans des traversés sur neige dure. Et des crampons sont toujours plus sûrs que des couteaux.

Des vraies petites randos

La neige commence à se faire rare et même les pentes se trouvant à 1 heure de la station sont tracées ? Il faut donc partir plus loin, trouver de vraies pentes sauvages. Il faut alors faire un choix : souhaitez-vous monter vite ? Ou préférez-vous encore la descente ? Pour moi, la question ne se pose même pas: c’est la descente.
Avec un peu d’entraînement, il est toujours possible de monter avec des skis relativement larges. Personnellement (je suis une fille pas très grande avec de petites jambes), je monte avec des skis de 100 mm au patin. Et, jusqu’à 1000 m de déniv, il n’y a aucun souci, surtout si la neige est bonne. Par contre, pour les vraies randos, oubliez les fixations à plaques : prenez de bonnes fixations type low-tech. Ces fixes font peut-être peur au premier abord. Mais, croyez-moi, bien montées (ça, c’est très très important), ces fixations tiennent même pour de très bons freeriders. Bien évidemment, il ne faut peut-être pas enchaîner des sauts de 15 mètres sans arrêt…

Il y a maintenant de nombreux choix pour ces fixations. Le marché freeride étant de plus en plus grand, l’on trouve de très bonnes fixes pour les skis larges. Une entrée de gamme comme la Dynafit Speed est simple, robuste et on peut lui faire confiance, même pour le freeride. Après les looks sont moins cools (et encore, ça se discute), mais cette fixe a largement fait ses preuves. Si vous avez besoin de DIN plus élevé que 10, pensez aux Marker Kingpin ou, si vous cherchez une fixation avec un bon déchaussage avant, prenez la Diamir Vipec. A vous de choisir, il y a le choix et ces fixes ‘légères’ sont vraiment faites pour tout le monde, même avec des skis de 100 mm ou plus au patin.

Ski-montagne

Lorsque vous faites de vraies randos en montagne, on peut dire que vous êtes un randonneur. Peut-être avez-vous même, dans votre garage, une paire de skis pour les journées de peuf en station, et une autre pour les randos. Nous parlons là de faire une à plusieurs randos par semaine, peut-être même quelques raids de refuge en refuge et des dénivelés importants.

Dans ce cas, les skis vont forcément être moins larges. 110 au patin dans du raide, à la montée, ça fait beaucoup et de gros rockers ce n’est pas le top non plus, dans une pente à 40° bien dure à la montée. Malgré cela, nous ce qu’on aime, c’est la descente, donc on peux oublier les allumettes. Un super compromis peut-être aux alentours des 90 mm au patin, un petit rocker à l’avant et un cambre classique ou plat sous le pied. Souvent, on trouve ces skis dans la gamme freerando des grandes marques de ski. Pour les fixes, c’est simple, il en faut de type ‘low-tech’. N’oubliez pas d’acheter des couteaux, ainsi que des peaux, pas trop lourdes non plus. Un mixte nylon/mohair n’est pas mal pour des skieurs/randonneurs...

Les pentes raides

Voici l’une des raisons pour beaucoup d’entre nous de monter en ski de rando : de jolis et mythiques couloirs. Pour la pente raide, on reste dans le même train-train : fixes légères (surtout parce qu’on porte souvent les skis sur le dos), des skis qui ont un peu de grip aux carres (cambre plat ou cambre classique) sont l'idéal, et pas forcément trop larges non plus, parce que de gros couloirs pleins de peuf, ça n’arrive pas tous les jours ! Entre 90 et 100 mm au patin, c’est déjà pas mal. Enfin, si vous pensez faire des couloirs étroits, évitez de prendre des skis de 2 m de long.

Autre matos

Si vous souhaitez vraiment vous aventurer en haute-montagne et dans de super couloirs, il vous faudra encore bien plus de matos : de bons piolets, des crampons légers si vous restez dans la neige, des crampons en aciers si vous tatez aussi de la glace, ou du rocher. Pour de vrais couloirs en haute-montagne, peut-être aurez-vous aussi besoin de cordes, de pitons, de broches à glace et de baudriers.

Pour toute rando ou ski hors-piste, ne jamais oubliez la triplette indispensable DVA-pelle-sonde et bien évidemment, toute sortie ne vaut rien sans connaissances adéquates. Pendent l’hiver, nous vous donnerons de plus en plus d’infos et vous aiderons à sortir dans les meilleures conditions !

Bonne poudreuse à tous !


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