Un super tour en Italie


Par Sandra sur 14 décembre 2017 · 0

Jeudi soir, coup de téléphone : -“Vous avez vu les prévisions météo sur les Alpes du Sud les gars ? »

  • « Non, qu’est-ce qu’ils annoncent ? »
  • « l’Apocalypse ! Il faut y être ce week-end, ce n’est pas négociable ! » Ok. Après l’hiver désespérant de l’année dernière, on est un peu sur les crocs. La peuf, on en rêve. Alors quand les prévisions annoncent 85 cm dans la journée de samedi sur le Piémont italien, personne ne réfléchit longtemps. C’est pas les 5 heures de route depuis Grenoble qui vont entamer l’excitation qui nous a saisis. Pour être sûrs de pouvoir en profiter à fond, il faut qu’on soit sur place vendredi. Les préparatifs commencent. Julien s’occupe de trouver un logement, Baptiste s’occupe de récupérer le van chez Blacksheep Grenoble qui nous permettra de monter jusqu’à la station, les autres commencent à packer ou avancent le boulot pour se libérer plus tôt le lendemain.

Départ

Vendredi c’est un joyeux bordel toute la journée, on n’est clairement pas les rois de l’organisation. Mais on finit par décoller de Grenoble, juste quelques heures de retard sur nos prévisions. Baptiste conduit, je fais le copilote. Le van, un Volkswagen California roule à merveille, mais la route est enneigée depuis Grenoble jusqu’à l’arrivée et je ne suis pas très rassuré. Baptiste se fait un malin plaisir de tester sa tenue de route sur la neige. Je suis surpris : ça tient incroyablement bien ! Je me détends un peu. On récupère Maxime, un local de Serre-Chevalier juste après le col du Lautaret, à Monêtiers les Bains, puis Julien qui nous attends sur le parking du MacDo de Briançon. Le van a beau être spacieux, on joue à Tetris pour caler les 10 paires de skis, chaussures, sacs, et le chien de Julien. C’est parti pour Limone !! La neige nous accompagne tout au long du trajet, et s’intensifie au fur et à mesure qu’on s’approche de la destination. C’est plus des flocons, c’est des pizzas qui tombent du ciel quand on arrive dans la vallée de Vermenagna ! L’ambiance dans le van est surchauffée. L’office de tourisme a répondu à notre message tardif et nous donne rendez-vous le lendemain matin avant l’ouverture. On décharge tout notre bazar sous la tempête, on trouve un coin pour parker le van et tout le monde au lit.

Jour 1

Quand on se lève, il neige toujours, et ça a posé gras pendant la nuit. On expédie le petit déjeuner et on saute dans le van direction l’office de tourisme de Limone Riserva Bianca. Marco nous y attend, qui nous accueille chaleureusement. On le sent excité comme un gamin lui aussi à la vue de toute cette neige. Il nous donne nos forfaits et nous explique que les remontées ne sont pas encore ouvertes, trop de neige et trop peu de visibilité là-haut. On part attendre dans un café proche. Le chocolat italien est incroyable.

Marco finit par nous envoyer un message : Les remontées sont ouvertes ! On repart en slalomant entre les chasses neige dans les ruelles médiévales du petit village de Limone direction la cabine de Limone 1010. Tonin et Anselme nous rejoignent là-bas sur le parking, ils ont fait tout le trajet depuis Marseille le matin même! La fine équipe finit de se préparer et on s’entasse dans les cabines, les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer.

L’essentiel de la station est fermé mais les quelques remontées ouvertes permettent d’accéder à de belles lignes en forêt. On est presque les seuls dans la station. Quelques italiens tracent sur les pistes, et on croise une autre bande de français qui sont manifestement venus pour la même raison que nous. Dès la première descente c’est l’euphorie. On n’y voit rien mais la neige est absolument parfaite, ça vole dans tous les sens, à notre plus grande joie ! On passera l’essentiel de la journée à tourner sur le même télésiège, mais il neige tellement que nos traces sont presque recouvertes d’un run à l’autre. Que du bonheur!

Le soir le temps se dégage et les étoiles brillent sur la vallée. Il fait un froid de canard, mais la journée du lendemain s’annonce fabuleuse. On est en Italie, le détour par la pizzeria est de mise. On en profite pour dérusher les caméras avant de se faire éclater le ventre et d’aller se pieuter. Marco nous a demandé de retrouver le photographe de la station, on a rendez-vous à 8h30 en haut du télésiège du col de Tende le lendemain matin. On s’entasse ce soir là à 6 dans l’appartement fait pour 4, faut se serre mais ça passe. Le dimanche matin c’est le branle-bas de combat, le ciel est limpide et la hauteur de neige est incroyable, ce n’est pas 80 cm qui sont tombés mais 1m30 !!

Jour 2

Après quelques cafouillages, on finit par retrouver Simone, le photographe. On est un peu en retard, mais il n’a pas l’air de s’en soucier. Il veut faire quelques photos proches des pistes pour qu’on voit bien le domaine. Avec toute la neige qui est tombée on serait plus chauds de partir direct faire des traces partout où c’est possible, mais vu l’accueil qu’on a reçu, on peut difficilement dire non. Quelques clichés plus tard sous un grand soleil, on arrive à le convaincre de se déplacer vers une piste fermée sur laquelle personne n’est encore passé. On se jette à 4 là-dedans en poussant des hurlements de sioux, y’a de la pente mais l’épaisseur de neige est telle qu’on a du mal à prendre de la vitesse. On passera le reste de la journée avec un sourire débile collé sur le visage tellement les conditions sont bonnes et les possibilités de tracer inépuisables. Les italiens ne sont pas des acharnés du hors-piste et même les lignes sans danger accessibles par gravité mettent du temps à être tracées.

À la fin de la journée Tonin et Anselme repartent, on est 4 à nouveau. J’ai les jambes qui brûlent, et je ne suis pas le seul, mais, bonne nouvelle, Marco nous annonce qu’il nous a négocié une montée avant le lever du soleil en snowcat jusqu’au fort de Tende qui domine la station de Limone. La nuit sera courte.

Jour 3

Le réveil sonne à 4 heures 30, et on est à l’heure cette fois-ci au rendez-vous avec Simone et Marco sur le parking de Limone 1400. On s’équipe en vitesse et machin arrive dans un Snowcat flambant neuf, reçu 2 jours plus tôt, destiné à monter les touristes au restaurant d’altitude. Tout le monde à pris son matos de rando, le plan étant de shooter un peu au lever du soleil autour du fort puis de partir explorer la station en peaux. On grimpe rapidement dans la machine. La montée est rapide mais le Snowcat n’est pas tout à fait au point : la cabine s’emplit de la fumée d’échappements et on est obligés de s’arrêter à mi-parcours pour ne pas s’étouffer dans les vapeurs de gazole. Après 5 minutes de ventilation toutes portes ouvertes, on repart.

En haut on voit le ciel qui commence à s’éclaircir à l’Est, et la Lune, encore pleine qui décline dans le ciel. L’ambiance est magique. Le froid intense, mais l’excitation telle que personne n’y fait attention. On part explorer le fort et faire quelques photos. J’ai le drone dans le sac, et hâte de le faire voler. On enchaine les photos, Julien et Maxime trouvent quelques poches de neige avec de la pente sous le fort pour poser leurs virages carte postale, pendant que Baptiste et moi faisons le tour du fort. Finalement on skiera assez peu ce matin-là. Et mon drone ne volera pas longtemps, pour cause de maudite mise à jour qui ne veut pas s’installer.

La séance photo se prolonge, jusqu’au moment où le soleil commence à être bien haut dans le ciel. On quitte le fort pour aller explorer les pentes encore vierges de la station. Le potentiel est énorme ! Mais le vent a pas mal travaillé toute la nuit, et certaines pentes prometteuses sont trop dangereuses à notre goût. De toute façon la fatigue des 2 journées précédentes et du réveil aux aurores auront rapidement raison de nous, et c’est avec regret, mais heureux et des images plein la tête qu’on finira par quitter cette petite station italienne pleine de promesses et de terrains inexplorés.

Limone, we’ll be back !!

Encore merci à Marco et Simone, et tout le staff de Limone pour leur accueil, leur patience et leur enthousiasme !! Et merci à Xavier de Blacksheep van grenoble Alpes pour la mise à disposition de ce super van!

Photos, film et texte: La fine équipe : Baptiste, Julien, Max, Simon, Tonin et Anselme.


Répondre

Vous devez être connecté afin de poster une réponse sur ce sujet. Connectez-vous ou créez un compte.

Passer à wepowder Pro

  • Prévisions complètes sur 14 jours
  • Raideur de pente et exposition du terrain
  • Idées d'itinéraires freeride
wePowder Pro